Marine LECLERCQ–BERNARD se consacre aux différentes recherches nécessaires à la « Généalogie médicale ». Elle met en place cette discipline en 2017, et se consacre désormais à son évolution.


Interview


Qu’est-ce qui vous passionne au sein de cette discipline ?

Ce qui me captive, c’est ce subtil mélange entre Généalogie Médicale et Généalogie Familiale. Cet aspect  novateur. Nous sommes face à une nouvelle profession, de nouveaux challenges, alors que la demande a toujours existé. La Généalogie peut faire quelque chose pour nous.

 

D’où cette idée de la Généalogie Médicale vous est-elle venue ?

C’est suite au décès prématuré d’un ami atteint d’une maladie héréditaire transmise par son père, que j’ai entamé des recherches sur l’antériorité de la maladie. Généalogiste familial, je me suis à l’époque demandé si la Généalogie pouvait assister la Médecine.

 

Qu’est que cette analyse aurais pu apporter à votre ami ?

Cette étude aurait pu contribuer à le soigner. Nous avons pu tester et soigner les membres de sa famille atteint de cette même pathologie héréditaire.

Combien d’année d’étude faut-il pour arriver à un excellent niveau comme le vôtre ?

Je conseillerais au minimum 3 ans de faculté en Histoire, pour avoir les bases. Et entre 4 et 5 ans pour être véritablement performant. Un centre de formation à la Généalogie Médicale ouvrira prochainement ses portes.

 

Qu’elles sont les qualités que vous mettez avant au sein de l’entreprise ?

La Généalogie nécessite une patience accrue, un investissement personnel. Effectuer ce type de recherche n’est pas toujours aisé.
Ce qui me parait cependant le plus important, c’est  l’empathie, le sens de la déontologie. Le Généalogiste médical doit comprendre la situation.

Combien de temps travaillez-vous en moyenne sur une recherche de base ?

En Généalogie Médicale, entre 2 semaines à 1 mois et demie, selon les délais des administrations hospitalières.
En Généalogie Familiale, entre 3 semaines à 1 mois.

Dans les deux cas, les recherches peuvent allées de 8 générations à 12 générations lorsque les archives disponibles sont disponibles.

 

Pourquoi avoir choisi ce métier plus qu’un autre ?

La Généalogie est une découverte continuelle de l’Histoire. Nous sommes  historiens, enquêteurs. Chaque fin de recherche apporte un sentiment de satisfaction. Ce ressenti, je ne l’ai retrouvé nulle part ailleurs.