Nombreuses sont les sources à notre disposition pour nos ancêtres militaires et engagés : témoignages de nos aînés, registres de matricules militaires, le site de Mémoires des Hommes, les quelques difficiles photos que nous nous empressons de retrouver, listes de déportés de travailleurs forcés/de prisonniers, parfois les journaux de marches, Livres d’Or des Morts pour la France, et pour les plus chanceux la SHD (Service Historique de la Défense).

Et pourtant, ses nombreuses sources de recherches ne sont quelques fois pas suffisantes pour remplir la case              « Testament » de nos Ligne de vie et les fiches de nos logiciels sont bien souvent incomplètes. Quand bien même nous connaissons tout de leur vie et de leurs mouvements, nous n’avons que très rarement connaissance de l’héritage que laissent les ‘’ Morts au Front  » de la Première et Seconde Guerre Mondiale.
Et pourtant, le testament est tout aussi monnaie courante chez les engagés que chez les civils. Rédigés avant mobilisation chez notaire ou dans les tranchées, ces documents sont aussi riches et présents que les testaments de nos ancêtres civils.

Si tant est que les plus jeunes des engagés ne rédigent pas leur testament auprès d’un huissier, leur correspondance devient acte de foi au cours des Guerres Mondiales que notre pays a connu le siècle dernier.
Nous ne recherchons dès lors plus forcément un acte dûment transcrit par un notaire et conforme à la procédure, mais une lettre rédigée par la main dudit engagé. Le nombre de pages est ainsi variable, pouvant comporter quelques lignes, parfois plusieurs pages. Cependant, dès lors que ledit testament a été réceptionné par son destinataire la conduite à tenir était identique, conduisant au dépôt de la lettre testamentaire auprès du notaire.

La forme, la présence de témoins, la date et le lieu, le nom et le degré de parenté des héritiers souvent mentionnés, le destinataire et le cachet du cabinet de notaire donnent bon nombre d’informations sur la situation des engagés.

Comment savoir si un testament a été rédigé ?

Aux Archives :

– En série Q-Succession/Absence, mention sera faite de la présence du testament au sein des tables ;
– Dans les rubriques Succession/Absence ou Actes notariés des différents sites des Archives de la localité concernée.

Muni des informations fournis par les tables de ces deux séries, la recherche du testament en lui-même peut débuter.

Où trouver un testament ?

Aux Archives :

– En série 3E – Enregistrement, pour les testaments rédigés et/ou déposés auprès de notaires ;
– Dans la rubrique des Actes notariés sur les différents sites des archives de la localité concernée .

En ligne, les sites dédiés :

Poilus parisiens  » Morts pour la France  » :

– Sur le site web  » Testaments de guerre de Poilus parisiens (1914-1918)  ».
Ce site porté par la Sorbonne en collaboration avec l’Ecole des Chartes, a numérisé les testaments de Poilus Parisiens entre 1914 et 1922. Un indexe des testamentaires a été mis en place, permettant au généalogiste d’effectuer une recherche efficace sur ce site.

Archives Nationales :

– Le site  » Testaments de Poilus’‘, numérise avec l’aide de bénévoles depuis janvier 2018, le millions de testaments disponibles au sein des Archives Nationales. Muni du nom du testamentaire, de l’année et du lieu de décès ainsi que de la commune d’origine, la recherche sur ce site web s’effectue aisément.
Le travail de numérisation ayant été entrepris depuis le début de l’année 2018 seulement, le nombre de testaments numérisés est faible. Cette action de numérisation demandant un travail conséquent et fastidieux de la part des bénévoles, le généalogiste devra s’armer de patience avant de bénéficier d’une numérisation complète des testaments pour la période de la Première Guerre Mondiale.

Sitographie :

 » Testaments de guerre de Poilus parisiens (1914-1918)  », ELEC, http://elec.enc.sorbonne.fr/testaments-de-poilus/index.html, consulté le 16 avril 2018 à 14h23
 » Testaments de poilus, transcription collaborative  », Archives Nationales, https://testaments-de-poilus.huma-num.fr/#!/, consulté le 16 avril 2018 à 15h17

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